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Cohabitations et contats religieux dans les mondes héllenistiques et romain

responsables : Nicole Belayche (UMR 8585) et Jean-Daniel Dubois (LEM) Chercheurs et enseignants-chercheurs participants • Participants du LEM :
- Jean-Daniel DUBOIS (EPHE, SR)
- Constantinos MACRIS (CNRS)
- Simon C. MIMOUNI (EPHE, SR)
- Arnaud SERANDOUR (EPHE, SR)
- Anna VAN DEN KERCHOVE (IESR) • Autres participants (France) :
- Christophe BATSCH (Centre Glotz /Lille)
- Nicole BELAYCHE (Centre Glotz/EPHE, SR)
- Corinne BONNET (Toulouse)
- Laurent BRICAULT (Poitiers)
- Blandine COLOT (Angers)
- Monique DONDIN-PAYRE (Centre Glotz/CNRS)
- Frédérique DUYRAT (IUF, Orléans)
- Sylvia ESTIENNE (Centre Glotz/ENS Paris)
- Stella GEORGOUDI (EPHE, SR)
- Valérie HUET (Paris 7)
- Renée KOCH-PIETTRE (Centre Glotz/EPHE, SR)
- John SCHEID (Centre Glotz/Collège de France)
- Daniel STÖKL BEN EZRA (CNRS)
- Gaëlle TALLET (Limoges) • Participants chercheurs étrangers :
- Philippe BORGEAUD, Pr. Genève (Suisse)
- Aude BUSINE, FNRS Bruxelles (Belgique)
- Adriana DESTRO, Pr. Bologne (Italie)
- Giovanni FILORAMO, Pr. Turin (Italie)
- Mauro PESCE, Pr. Bologne (Italie)
- Vinciane PIRENNE DELFORGE, FNRS Liège (Belgique)
- Francesca PRESCENDI, Lausanne (Suisse)
- Françoise VAN HAEPEREN, MCF Namur (Belgique)
- Youri VOLOKHINE, MCF Genève (Suisse) 2 • Intégration de doctorants :
- Laetitia BERNADET, ED EPHE
- Anne-Rose HOSEK, ED EPHE
- Nicolas CORRE, ED EPHE
- Julien CAZENAVE, ED Toulouse
- Philippe MATTHEY, doctorant Genève (Suisse) Description du programme Objectifs fixés Le programme du précédent quadriennal (2002-2005) a abordé le champ identitaire selon une herméneutique contemporaine cadrée méthodologiquement par les sciences sociales et épistémologiquement par le « formatage » judéo-chrétien (le mot même d’identitas apparaît au Ve siècle en milieu chrétien). Ses conclusions, fondées plus spécialement sur des investigations en interne des diverses identités étudiées, sont sous presse (N. Belayche & S.C. Mimouni, Entre lignes de partage et territoires de passage. Les identités religieuses dans les mondes grec et romain, Paris, Collection de la REJ, 2008 ; ca 400 p. ; l’ouvrage comporte quatre parties : I. Introduction ; II. Identité et ritualité ; III. Identité et doctrine ; IV. La diffraction de l’image dans le miroir). Elles indiquent que la notion d’« identité religieuse » recouvre des définitions plurielles, autant à l’intérieur d’un système religieux (cf. les contributions sur le judaïsme et les christianismes) que pour des systèmes religieux organisés sur des bases différentes (cf. sa place dans les systèmes religieux de type civique). Cette plurivocité explique que le sens du terme « identité » se dissolve dans une « mode » actuelle de la recherche et ait généré des terminologies alternatives, dont la plasticité est similaire et guère plus satisfaisante (cf. le concept de « métissage » ou d’« hybridité » privilégié désormais par les sociologues sur la base d’une approche ethnicisante). La notion d’« identité religieuse » ne se laissant pas enfermer dans une définition unique et étant intimement dépendante du contexte dans un monde romain structurellement multiculturel, l’investigation s’est poursuivie selon une perspective différente et complémentaire : celle des cohabitations et des contacts religieux. Les quatre pistes de réflexion (cf. ci-dessous) qui ont été retenues ambitionnent de définir les modalités, puis les effets, des contacts religio-culturels sur la formation, l’expression et les mutations des identités religieuses. Cette recherche progresse en résonance avec d’autres programmes de l’UMR 8585, dont, plus spécialement, celui dirigé par R. Koch-Piettre (« Écrit, livre sacré, canon »), qui apporte à la réflexion sur l’« identité » les enseignements à tirer des supports (écrit/oral) du discours religieux. Quatre pistes 1. La cohabitation topographique des appartenances religieuses, dans le monde des vivants et dans les nécropoles :
— sa réalité dans des études de cas (en lien avec « Pratiques et lieux de culte » et le projet « CIRCE ») ;
— dépend-elle des conditions locales, de la structure politique ?
— change-t-elle avec l’évolution « mondialiste » des Empires ?
— dépend-elle du sentiment identitaire ? 3
— peut-elle être imperméable ? quels en sont les effets sur les définitions identitaires ?
— quelle signification donner aux successions topographiques (cf. le lucus Furrinae à Rome ou la synagogue de Sardes) ?
— que peut nous apprendre l’examen des collegia ? 2. Identité religieuse et langage culturel et conceptuel commun :
— comment se déclinent des thèmes similaires (notionnels ou iconographiques) dans des systèmes religieux différents ? emprunts, captations et resémantisations, par ex. « theios anèr » et « homme saint » ;
— le langage commun comme condition du contact (cf. la Septante ou les théo-cosmogonies syriennes écrites à la grecque) ? ses conséquences ? Les études peuvent être multiples : par ex. sur des questions de définition théologique (épiphanès, hypsistos, summus, megas, aether, etc.), sur des captations d’imagerie (le banquet des Sages païen  chrétien  païen), sur des utilisations formulaires en épigraphie (cf. les formules DM ou Agathè Tychè qui transcendent les appartenances religieuses), sur des cadres juridiques communs (cf. l’affranchissement par consécration au sanctuaire en monde grec, phrygien ou juif), etc. Ces questionnements exigent plus particulièrement une démarche comparatiste, afin d’évaluer si la nature de telle ou telle identité particulière induit un comportement propre en la matière. 3. Statut de l’écrit et identités religieuses :
— une tendance féconde de la recherche actuelle en histoire ancienne (en particulier anglosaxonne) examine le rôle de l’écrit et du multilinguisme dans les manifestations religieuses. On interrogera les diverses identités religieuses sur ce sujet. Une identité religieuse spécifique correspond-elle à un type d’écrit particulier (par ex. monothéisme et Écritures révélées, ou bien les formulaires spécifiques d’expression du voeu en fonction du système religieux de référence) ?
— À l’inverse, la nature des corpus documentaires à disposition (relations rituelles pour l’épigraphie religieuse païenne, corpus théologiques ou doctrinaux pour le judaïsme et le christianisme) a-t-elle des conséquences sur la façon dont les chercheurs l’abordent (cf. le débat entre histoire des religions et théologie) ? Ainsi sera peut-être donnée l’occasion de comprendre pourquoi les identités juives et chrétiennes se définissent différemment des identités « païennes ». Est-ce un effet de la nature différente des corpus documentaires à disposition, ou de la nature même – singulière — du religieux ? 4. Contacts religieux et modification des identités :
— comment les identités religieuses se modifient-elles à la faveur des contacts religieux et quelle part en revient, dans ce cas, aux cadres religieux dogmatiques ?
— la notion de « syncrétisme » est-elle épistémologiquement pertinente ?
— on examinera plus particulièrement ce que les nouvelles collectivités (par ex. les colonies romaines) peuvent nous apprendre sur la constitution des identités religieuses. Réalisation effective Le groupe de recherche se réunit au rythme de deux sessions (printemps et automne) par an. Les trois premières sessions ont plus spécialement porté sur les questions identitaires et les modalités de l’interprétation. 4 1re journée, 10 juin 2006 : la première session a balayé les 4 pistes de la recherche afin de dresser un état des lieux
- N. BELAYCHE (Paris) : Présentation de la recherche ; discussion sur les axes retenus et les éventuels compléments ou inflexions.
- C. SOTINEL (Tours) : Les ‘cultes orientaux’ dans le paysage religieux de la colonie romaine d’Aquilée.
- C. BATSCH (Lille) : Les sacrifices juifs présentés aux Grecs et aux Romains (Fl. Josèphe, AJ III).
- Y. VOLOKHINE (Genève) : Traduction, interprétation, réélaboration religieuses en Égypte romaine. 2e journée : 24 novembre 2006 : la deuxième session s’est concentrée sur les phénomènes d’interprétation et sur l’apport de la topographie urbaine à la compréhension des cohabitations religieuses
- F. PRESCENDI (Lausanne) : La déesse grecque Ino-Leucothéa est devenue la déesse romaine Mater Matuta. Réflexions sur les échanges entre cultures « voisines ».
- A.-V. PONT (Paris IV) : La place du culte impérial dans l’espace urbain d’Éphèse : initiative, contrôle, interprétation.
- P. MATTHEY (Genève) : Récits grecs à propos du dernier des pharaons égyptiens : Nectanébo II de l’histoire au mythe
- A. VAN DEN KERCHOVE (Paris) : À la rencontre des Manichéens de Kellis. Qui est qui ? 3e journée : 1er juin 2007 : la troisième session a poursuivi la réflexion sur les mécanismes des contacts et resserré l’analyse sur les outils herméneutiques.
- C. BONNET (Toulouse) & V. PIRENNE-DELFORGE (Liège) : Le laboratoire chypriote : comment appréhender les cohabitations religieuses ?
- M. DONDIN-PAYRE (CNRS) : Celtiques ? Romaines ? Indigènes ? Coloniales ? Divinités et pratiques religieuses dans l’Empire occidental.
- G. TALLET (Strasbourg) : Zeus Hélios Megas Sarapis : une figure du dieu alexandrin « pour les Romains » ?
- C.J. GODDARD (Reims) : Fouilles en cours au sanctuaire dit syrien du Janicule. 4e journée : 23 novembre 2007 : la quatrième session, « Monothéismes et contacts religieux », fut centrée sur le Proche-Orient (Phénicie, Palestine) et l’Égypte impériale, de façon à examiner si – et comment – le poids des religions monothéistes modifie les termes du débat.
- F. DUYRAT (Orléans) : Les représentations de dieux sur les monnaies de Phénicie hellénistique.
- J.-D. DUBOIS (EPHE) : Un problème de méthode : le cas des manichéens dans l’oasis de Kellis.
- D. STÖCKL BEN EZRA (Aix-en-Provence) : Interaction et différenciation : quelques pensées sur les rôles des fêtes juives, chrétiennes (et « païennes »). 5e journée, 23 mai 2008 : « Partages d’imaginaires » examina le traitement de représentations partagées par des systèmes religieux différents. 5
- Ph. BORGEAUD (Genève, CH), Y. VOLOKHINE (Genève, CH), J.-D. DUBOIS (EPHE, Paris) : Réflexions comparées sur « la figure de l’âne » dans des discours religieux.
- A. DESTRO et M. PESCE (Bologne, It.) : Sur les « voyages célestes » dans les littératures juive et chrétienne.
- P. LANFRANCHI (Post-doc UMR 8585) : Les relations entre Juifs et chrétiens en Occident au IVe siècle d’après les canons des conciles, plus spécialement le concile d’Elvire. • Colloque européen les 28-29 novembre 2008 (Paris, Collège de France et INHA) : « DEVOTS DES DIEUX ET FIDELES D’UN D/DIEU : PARCOURS DE COHABITATIONS RELIGIEUSES DANS LES MONDES GREC ET ROMAIN » (cf. programme). Publications issues du programme Le colloque ainsi que certaines communications des sessions d’études seront publiées en 2010 (remise du manuscrit en janvier 2009) dans la Bibliothèque de l’École des Hautes Études. Sciences religieuses.