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La Nouvelle Gallia Judaïca

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Unité propre de recherche (UPR 208) fondée à Paris en 1972 par Bernhard Blumenkranz, la Nouvelle Gallia judaica a pour objectif scientifique premier de dresser une géographie historique des juifs de France, tout en privilégiant le Moyen Âge, afin de prolonger, à partir de sources écrites hébraïques, latines, françaises, manuscrites et imprimées, ainsi que des vestiges archéologiques (inscriptions, synagogues, quartiers), le travail d’Henri Gross, publié à la fin du XIXe siècle, intitulé Gallia judaica, Dictionnaire géographique de la France d’après les sources rabbiniques.

Transformée en Équipe de recherche (ERS 13) en 1977, ses objectifs s’étendent à d’autres aspects historiques, tant politiques, économiques, sociaux, religieux et artistiques, ainsi qu’à d’autres périodes – l’époque moderne en particulier. Parallèlement, elle œuvre à la poursuite du monumental Dictionnaire de géographie historique des juifs en France médiévale, avec d’abord la publication des volumes Champagne-Ardennes, Île-de-France et Centre, jusqu’à la Provincia judaica, Dictionnaire de géographie historique des Juifs en Provence médiévale, paru en 2010, et, bientôt, à paraître, la Présence juive en Alsace et Lorraine médiévales. Dictionnaire de géographie historique.

La localisation parisienne de l’équipe a été privilégiée par les premiers directeurs – après Blumenkranz, Gérard Nahon puis Gilbert Dahan –, du fait des liens étroits cultivés dès l’origine avec l’École Pratique des Hautes Études. Rattachée au Centre d’études des religions du livre de Villejuif en 1995, aujourd’hui Laboratoire d’Études sur les Monothéismes (UMR 8584), sous tutelle principale de l’EPHE, la NGJ est accueillie, depuis janvier 2014, dans les locaux de Villejuif, après dix ans de localisation à Montpellier sous la direction de Danièle Iancu-Agou.

Grâce à ses bases de données et à sa bibliothèque en croissance régulière, qui comprend notamment le « fichier Blumenkranz », désormais installée sur le campus de Villejuif et accessible sur rendez-vous (sibonjuliette@aol.fr), la NGJ a vocation à jouer un rôle de documentation.

En 2014, le changement de direction de l’équipe et sa relocalisation en région parisienne sont l’occasion de renouveler la volonté de poursuivre la transdisciplinarité et de renforcer le dialogue et la collaboration entre les spécialistes de sources complémentaires – hébraïques, latines, françaises, et exégétiques, législatives, de la pratique, épigraphiques, iconographiques et archéologiques –, dans le cadre de rencontres périodiques conçues sous forme d’ateliers ouverts aux enseignants-chercheurs et aux étudiants, organisés en deux parties : « les lectures partagées », moments de débat autour d’un livre récent présenté par son auteur, et « la pratique des sources », autour d’un dossier de documents présenté par un spécialiste.

Ces ateliers parisiens sont complétés par des journées d’études ou des colloques. Parallèlement, Danièle Iancu-Agou poursuit ses séminaires mensuels à Montpellier le temps de son éméritat.