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Les relations internationales

La recherche menée dans l’UMR 8584 est constamment ouverte sur l’international . Les relations scientifiques entre chercheurs se manifestent par des participations à des colloques à l’étranger, par l’accueil au Laboratoire de chercheurs étrangers (sept, dont trois chercheurs post-doctorants pour la période 2006-2009), ou par des collaborations de chercheurs de l’UMR à des projets de publication hors de France, et notamment dans des revues et des périodiques étrangers. La présence des membres du LEM dans le dialogue scientifique et la recherche collective en Europe et dans le Monde est réelle, et intense, même s’il s’agit très souvent de contacts et de projets individuels, que ne vient encadrer ou sanctionner aucune convention particulière.

1. Une politique de relations internationales

Ces quatre dernières années ont été fortement marquées par une dynamique internationale de plus en plus affirmée – dans le cadre aussi de la politique de relations internationales de la Fédération de recherche 33 à Villejuif – ainsi que par des prises de responsabilités destinées à assurer les relations de l’UMR avec des universités ou des centres de recherche à l’étranger (par exemple : P. Lory et Ph. Hoffmann pour l’université Saint-Joseph de Beyrouth, Ph. Hoffmann pour le Centro di studi GRAL - GReco Arabo Latino [universités de Padoue et de Pise], M. A. Amir-Moezzi pour l’université hébraïque de Jérusalem, J.-D. Dubois pour l’université de Lausanne et pour l’université de Vilnius, Ph. Büttgen pendant son détachement à la Mission Historique Française à Göttingen, Daniel-Odon Hurel dans le cadre du « programme franco-syrien de formation des enseignants des universités syriennes », etc.). Pierre Lory est en détachement au ministère des Affaires étrangères comme directeur scientifique à l’Institut français du Proche-Orient, à Damas, pour les années 2007-2010, et joue un rôle actif dans la collaboration scientifique de l’EPHE, du LEM et de l’IFPO, comme l’atteste le colloque sur Damascius et le néoplatonisme syrien qui s’est tenu à Damas les 27-29 octobre 2008, organisé avec Philippe Vallat, par ailleurs associé au LEM. Mentionnons également l’action engagée par M. Carmelo Giuseppe Conticello, responsable pour le LEM, depuis 2005, d’une « chaire internationale Unesco » sur le dialogue interculturel et interreligieux.

2. Un vecteur pédagogique : accueil de doctorants étrangers et co-tutelles

Il est un vecteur essentiel d’ouverture internationale pour l’UMR, qui permet de recevoir des jeunes chercheurs étrangers en grand nombre, et pour une longue durée : il consiste en une politique d’ accueil des doctorants dans l’Unité (ainsi que d’étudiants de Master), et ce vecteur bénéficie, ou participe, de la particularité de l’EPHE, dont l’Ecole doctorale admet un pourcentage d’étudiants étrangers – attirés par les enseignements spécialisés de l’EPHE – très supérieur aux taux observés en général dans les universités (de l’ordre de 40 %, de façon constante, à l’EPHE). L’intégration des étudiants de Master, doctorants et post-doc. dans l’UMR induit en principe une intensification de l’ouverture internationale . Le nombre exceptionnellement élevé de doctorants étrangers préparant leur thèse avec des directeurs d’études de l’EPHE est un facteur de rayonnement du LEM en Europe et au-delà. La structuration de l’accueil de ces doctorants s’est faite progressivement, aussi, dans le cadre de séminaires inter-doctoraux regroupant les doctorants du Laboratoire dans plusieurs secteurs de l’Antiquité (par exemple : le projet « Plotin et les Gnostiques » animé par Jean-Daniel Dubois et Philippe Hoffmann), dans le cadre des séminaires de « guidance doctorale » réunissant régulièrement les étudiants d’un même directeur d’études ou à travers des activités de recherche qui ont suscité la présence et la participation active de doctorants autour de rencontres ou de projets internationaux (ainsi, la réunion annuelle des spécialistes de Plotin, ou encore les semaines de formation organisées à Pise par le Centro di studi GRAL- GReco Arabo Latino ) . Certains doctorants ou jeunes chercheurs ont été aidés financièrement pour participer à ces colloques internationaux. L’EPHE est d’autre part en train de concevoir, à côté de l’école doctorale unique mise en place en 2006, une école doctorale européenne associant l’EPHE, l’EHESS, l’université Humboldt de Berlin et l’Istituto italiano di scienze umane (SUM : http://www.sumitalia.it/ITA/index.php ), dont la dimension internationale sera constitutive. Le projet de l’Ecole doctorale européenne se décline en quatre mentions, dont l’une – plus particulièrement portée par l’EPHE – sera intitulée La tradition classique et ses médiations dans les mondes chrétien, juif et musulman (de l’Antiquité hellénistique et romaine jusqu’au XVIIIe siècle ). Dans un tel projet, les enseignants-chercheurs du LEM seront appelés à jouer un rôle très actif, en même temps que ceux d’autres équipes de l’École. Dans cet environnement, une UMR ne peut que profiter du dynamisme international d’un établissement-tutelle. De même, les liens avec l’université Paris-IV et son école doctorale (ED1, « Mondes anciens et médiévaux ») seront davantage explorés, de manière à mieux valoriser encore le potentiel offert par le partenariat avec cette autre tutelle. Et le LEM pourrait être partie prenante de doctoriales associant les deux ED.

3. Accueil de post-doctorants et de chercheurs étrangers

Dans le domaine des relations internationales, la liaison intime de l’UMR avec l’EPHE, et tout particulièrement la Section des Sciences religieuses, offre de multiples possibilités de développement : l’objet « sciences religieuses » est en effet clairement identifié dans nombre d’universités européennes et nord-américaines, qui parfois ont des « départements » ou des « facultés » de « sciences religieuses », et les contacts sont nombreux . Les directeurs d’études de l’EPHE ont la possibilité de proposer chaque année des « directeurs d’études étrangers invités » (DEI) qui enseignent pendant un mois et sont souvent conviés alors à donner une conférence dans le cadre de l’UMR. Ces séjours de collègues étrangers, parfois prolongés à leur initiative au-delà du mois « officiel », sont l’occasion de rencontres scientifiques approfondies. Toutes les composantes de l’UMR ont par ailleurs un fort potentiel d’ouverture à l’international, et d’accueil : la réputation scientifique de l’ Institut d’études augustiniennes lui assure une visibilité dans tous les pays où les études de patristique latine et les études tardo-antiques sont vivantes (Italie, Allemagne, Espagne etc.), le CERCOR a une vocation « européenne » qui va faire de lui le dépositaire des Analecta Cartusiana , la Nouvelle Gallia Judaica accueille régulièrement des collègues d’Allemagne (Trèves notamment), d’Italie, d’Espagne (notamment Gérone) ou d’Israël, attirés par ses ressources documentaires ou par ses colloques et séminaires mensuels. Sur la période 2005-2009, le LEM aura accueilli trois chercheurs post-doctorants (tous trois hellénistes), une doctorante espagnole (au titre du CERCOR) et quatre chercheurs confirmés étrangers, pour des durées allant de un mois à deux ans.

4. Projets de publication internationaux

Plusieurs projets éditoriaux émanent directement des activités scientifiques du Laboratoire et contribuent de façon permanente à son insertion active dans l’espace européen (et international) de la recherche. Le rattachement à l’UMR 8584 de l’ Institut d’études augustiniennes , dont les activités de publication ont un rayonnement international majeur, a été à cet égard un enrichissement considérable pour le Laboratoire tout entier, et pour la FR 33. Mentionnons, dans cette perspective (ces listes ne sont pas exhaustives) : (a) les Archives d’histoire doctrinale et littéraire du Moyen Âge (rédaction : Irène Caiazzo), très attractives, qui publient des articles en français, anglais, italien, allemand et espagnol ; la Revue d’études augustiniennes et patristiques, et la série annexe Recherches augustiniennes ; la revue Apocrypha (dont à peine 10% des abonnés résident en France) ; (b) la collection Bibliothèque augustinienne, la Series apocryphorum du Corpus christianorum (avec la collection des volumes de poche, et les Instrumenta ) : voir infra (h) ; (c) la direction ou la collaboration à des dictionnaires : Dictionnaire du Coran (paru en 2007) ; Dictionnaire des philosophes antiques (en plusieurs volumes, dont les deux derniers sont en cours de pr é paration sous la direction de Richard Goulet [UPR 76]) ; (d) la création de la Société d’études syriaques ; et du site internet Scholasticon (http://www.scholasticon.fr/) par M. Jacob Schmutz, MCF à Paris IV associé au LEM ; (e) la collaboration de chercheurs de l’UMR à des responsabilités éditoriales dans des revues étrangères : Adamantius ; Dionysius (Halifax) ; Recherches de théologie et philosophie médiévales (Cologne – Leuven) ; Medieval Philosophy and Theology (Cambridge, Mass.) ; Quaestio. Annuario di storia della metafisica (Bari) ; Vigiliae Christianae (Leyde), etc. (f) La collaboration de chercheurs étrangers à des projets du Laboratoire, comme La Théologie byzantine ; (g) La direction d’ouvrages collectifs auxquels participent des chercheurs étrangers de renommée internationale (exemple : l’ouvrage Guillaume de Conches : philosophie et science au XIIe siècle ) ; (h) Participation des chercheurs du LEM à des entreprises internationales d’édition de textes, comme L’edizione nazionale dei testi della scuola medica salernitana (Irène Caiazzo) ou la BCNH (Bibliothèque copte de Nag Hammadi, université Laval, Québec, Ca.) ou encore le volume Ecrits gnostiques , Bibliothèque de la Pléiade (novembre 2007) [Jean-Daniel Dubois]. Mentionnons encore les participations de A. Le Boulluec (Président du Comité éditorial), M.-J. Pierre ( Odes de Salomon ), J.-D. Dubois, G. Roquet, B. Outtier (pour les Actes de Pilate ), aux projets du Corpus christianorum, Series apocryphorum.

Conclusion : vers une recherche plus européenne

Sur la base de sa politique d’encadrement doctoral, d’accueil de chercheurs et enseignants-chercheurs étrangers, de développement des publications dans l’horizon international, le Laboratoire d’études sur les monothéismes s’engage activement dans des actions visant prioritairement à favoriser le développement d’une recherche plus européenne , et l’effort entrepris depuis plusieurs années sera résolument poursuivi en 2009/10- 2013. A cet égard, l’engagement du LEM dans le projet d’école doctorale européenne porté par l’EPHE, l’EHESS, l’université Humboldt (Berlin) et le réseau SUM, offre aussi des perspectives prometteuses.